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Outarde résidente ou migratrice, la différence tient à l’endroit où l’oiseau niche : la résidente vit toute l’année dans le sud du Canada, la migratrice niche dans le Nord et ne fait que passer. Selon le manuel d’ECCC sur la gestion de l’outarde, ces deux groupes n’occupent pas le territoire au même moment.
Pour le chasseur, cela veut dire deux saisons dans la saison : septembre avec les oiseaux d’ici, puis l’arrivée des volées du Nord. Voici comment adapter votre appel à chacun. Pour la technique au short reed, voyez notre guide de l’appeau outarde short reed.
Dernière vérification : 2026-10-30 auprès de ECCC : Abrégé du Règlement de chasse aux oiseaux migrateurs, Québec 2026-2027. La réglementation change selon l’année et le district. Confirmez auprès d’ECCC avant de chasser.
La différence est géographique. Selon le manuel d’ECCC, la plupart des populations d’outardes nichent dans des régions nordiques éloignées et migrent vers le sud pour l’hiver. Elles ne sont présentes dans le sud du Canada qu’au printemps et à l’automne. D’autres outardes passent toute l’année dans le sud : on les appelle résidantes.
Les résidentes ne sont pas des migratrices qui ont cessé de migrer, précise le manuel d’ECCC. Elles viennent de populations locales établies par réintroduction ou par croissance naturelle. Comme les jeunes reviennent nicher là où ils ont été élevés et apprennent les trajets de leurs parents, ces populations locales continuent de croître d’une génération à l’autre.
Certaines résidentes peuvent tout de même descendre vers le sud pour de courtes périodes, au plus fort de l’hiver. Mais elles ne font pas la grande migration annuelle de leurs cousines du Nord. Pour le chasseur, c’est ce qui explique pourquoi un champ peut être plein d’outardes en août, bien avant les premières volées du Nord.
Les outardes résidentes sont relativement récentes dans le sud du Canada. Selon le manuel d’ECCC, on considérait l’outarde comme un visiteur temporaire dans le sud du pays avant la fin des années 1960. À partir des années 1970, des populations ont été rétablies ou introduites dans plusieurs régions, pour la chasse ou l’observation.
Depuis, elles ont prospéré sur les terres modifiées par l’humain. L’agriculture moderne leur fournit une nourriture abondante, les pelouses en bord d’eau nourrissent les oisons, et les villes les protègent des prédateurs et des chasseurs. Dans le sud de l’Ontario, la population nichant en zone tempérée est passée d’environ 2 000 au début des années 1970 à presque un demi-million en 2008.
Le Québec n’y échappe pas. Toujours selon le manuel d’ECCC, cette population a aussi augmenté rapidement dans le sud-ouest du Québec. La chasse est la plus importante cause de mortalité des adultes, et les populations urbaines croissent vite parce qu’elles subissent moins de pression de chasse. La saison de septembre joue donc un vrai rôle de gestion.
Les migratrices arrivent dans le sud du Canada à partir de la fin septembre. Selon le manuel d’ECCC, elles y restent jusqu’à ce que les plans d’eau gèlent. Elles se nourrissent alors surtout dans les champs où des grains sont tombés au sol après la récolte. C’est le début de la deuxième saison pour le chasseur d’outarde.
Ces oiseaux arrivent du Nord en volées et cherchent les champs de grains récoltés. Pour vous, c’est une fenêtre intéressante, à condition d’être dans le bon champ au bon moment. Surveillez les champs fraîchement récoltés près des grands plans d’eau dès la fin septembre.
Les résidentes, elles, bougent autrement. Selon le manuel d’ECCC, les résidentes non nicheuses migrent souvent vers le nord sur plusieurs centaines de kilomètres pour muer. Certaines descendent vers le sud quand l’hiver est rigoureux et que l’eau libre manque. Pour suivre les volées, notre article sur la lecture des vols d’outarde vous aidera.
Début septembre, les outardes que vous voyez au champ sont surtout des oiseaux d’ici, puisque les migratrices n’arrivent qu’à partir de la fin du mois selon le manuel d’ECCC. Côté règlement, l’abrégé d’ECCC permet 10 outardes par jour en début de saison. Dans les districts C et D, la chasse ouvre le 1er septembre sur terres agricoles.
Dans le district F, la chasse ouvre le 6 septembre, sur terres agricoles seulement jusqu’au 18 septembre. La limite reste de 10 par jour jusqu’au 25 septembre. Ces oiseaux suivent une routine bien établie entre l’eau et le champ.
Le manuel d’ECCC décrit cette routine. Dès que les oisons volent, les outardes se nourrissent le jour de graminées ou de céréales et passent généralement la nuit sur de grands plans d’eau. Les couples nicheurs réutilisent aussi la même aire de nidification d’une année à l’autre. Repérez donc la veille le trajet entre le plan d’eau du soir et le champ du matin : c’est sur ce trajet que votre cache doit se trouver.
Pour les appeler, imitez ce qu’ils font. Selon Ducks Unlimited, une approche simple consiste à répondre aux sons excités par des appels rapides, puis à passer à des clucks plus doux quand les oiseaux sont engagés. S’ils sont silencieux, restez silencieux et servez-vous d’un drapeau.
Une petite famille locale qui se pose tranquillement n’a pas besoin d’un concert. Quelques clucks bien placés, un drapeau au bon moment, et le silence quand elles descendent : c’est souvent tout ce qu’il faut.
Conseil Recall : en septembre, repérez la veille le champ où les outardes locales se nourrissent. Selon le manuel d’ECCC, elles passent la nuit sur de grands plans d’eau et se nourrissent le jour au champ : placez votre cache sur ce trajet.
Avec l’arrivée des migratrices, la limite baisse et la stratégie change. Selon le rapport d’ECCC, la limite passe de 3 à 5 outardes par jour dès le 26 septembre dans les districts A, C, D et F, une hausse par rapport aux saisons précédentes. Il n’y a pas de maximum de possession.
Les volées du Nord arrivent haut et cherchent un endroit sûr pour se nourrir. Il faut d’abord capter leur attention, puis les rassurer. C’est là que la séquence complète prend tout son sens.
Selon Wade Bourne, sur Ducks Unlimited, une séquence de base commence par des hails, des honks forts et étirés, pour des oiseaux très loin. Une fois la volée tournée, on passe à la salutation, puis au double cluck à l’approche. On y mêle des honks, des whines et des moans pour plus de réalisme.
Le rapport d’ECCC rappelle aussi qu’un organisme a insisté sur l’importance de distinguer les résidentes de la population migratrice de l’Atlantique. ECCC suit cette population de près, et son modèle prévoit une hausse des couples nicheurs. Pour la suite des règles, consultez notre guide du règlement des oiseaux migrateurs 2026.
Ce tableau croise le calendrier du manuel d’ECCC et les limites de l’abrégé d’ECCC pour les districts C, D et F. Vérifiez toujours les dates exactes de votre district avant de partir.
| Période | Oiseaux présents | Limite par jour | Appel suggéré |
|---|---|---|---|
| Début septembre | Surtout des résidentes | 10 | Clucks posés, imiter les oiseaux |
| Du 19 au 25 septembre | Résidentes, premières migratrices | 10 | Mélange de clucks et de doubles clucks |
| Dès le 26 septembre | Résidentes et migratrices | 5 | Hail au loin, puis double cluck |
| Novembre au gel | Migratrices jusqu’au gel de l’eau | 5 | Séquence complète, lire chaque volée |
Peu importe la période, la règle d’or reste la même : observez la réaction de chaque volée et ajustez votre volume, votre tempo et votre ton. Selon Ducks Unlimited, ce sont les oiseaux qui vous disent ce qu’ils veulent entendre. Pour l’étalage, nos conseils sur les décoys et appelants en automne complètent ce tableau.
De septembre au gel, votre appeau doit suivre. Le Goose Break est un appeau à outarde usiné en Delrin, conçu pour les conditions climatiques difficiles. Abordable et versatile, il se prête aussi bien aux clucks posés de septembre qu’aux hails d’octobre.
Recall Designs : appeaux de chasse conçus par des chasseurs, fait au Québec.
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