Aucun produit dans la liste de souhaits.
La chasse grue du Canada Québec est ouverte pour la première fois en 2026. Elle se pratique dans les districts C et D, du 12 au 25 septembre, à raison de 1 oiseau par jour sur terres agricoles. La grue du Canada est un grand échassier gris à calotte rouge, qui fréquente les champs et les marais.
Selon l’abrégé d’ECCC, la saison est réservée aux résidents du Canada. Voici les règles, les zones visées, l’identification et les raisons d’un cadre aussi serré. Si vous chassez aussi l’outarde dans ces champs, voyez notre guide de l’appeau outarde short reed.
Dernière vérification : 2026-10-30 auprès de ECCC : Abrégé du Règlement de chasse aux oiseaux migrateurs, Québec 2026-2027. La réglementation change selon l’année et le district. Confirmez auprès d’ECCC avant de chasser.
Les règles tiennent en quelques lignes. Selon l’abrégé d’ECCC, la nouvelle saison de grue du Canada couvre les districts C et D, du 12 au 25 septembre 2026. La chasse se fait seulement sur les terres agricoles et est réservée aux résidents du Canada. La limite est de 1 grue par jour et de 1 en possession.
La saison est fixée par une règle de calendrier plutôt que par des dates fixes. Selon le rapport réglementaire d’ECCC, elle commence le premier samedi après le 11 septembre et dure 14 jours. Les modifications valent pour les saisons 2026-2027 et 2027-2028. Les dates exactes de l’an prochain se calculeront donc avec la même règle.
Une limite de 1 en possession change la logique de la chasse. Une fois votre grue récoltée, vous ne pouvez pas en tirer une autre tant que vous l’avez encore en votre possession. C’est une chasse d’occasion, à combiner avec l’outarde ou le canard, pas une chasse de volume. Planifiez donc votre sortie en conséquence : une grue bien choisie, bien identifiée et bien récupérée vaut mieux qu’un tir pressé.
Seuls les districts C et D sont ouverts. Selon la carte de l’abrégé d’ECCC, Val-d’Or se trouve dans le district C, qui regroupe les zones de chasse provinciales 12 à 14 et 16. Saguenay se trouve dans le district D. Les autres districts du Québec n’ont aucune saison de grue en 2026-2027.
Le district F, autour de Québec et de Montréal, reste donc fermé. Même chose pour le Bas-Saint-Laurent, la Côte-Nord et les Îles-de-la-Madeleine. Avant de partir, vérifiez sur la carte de l’abrégé que votre champ est bien dans le district C ou D. Les limites suivent les zones de chasse provinciales, mais certaines frontières coupent des zones en deux.
Par exemple, le district D comprend seulement les parties des zones 18, 21 et 28 situées à l’ouest du 70e méridien, selon l’abrégé. Une partie de la zone 27 s’y ajoute aussi, au nord du quai de Saint-Siméon jusqu’à la route 381. En cas de doute, lisez la description écrite des districts plutôt que de vous fier à la carte seule.
La chasse est permise sur les terres agricoles seulement. Concrètement, cela exclut les marais et les plans d’eau, même dans les bons districts. Obtenez aussi la permission du propriétaire du champ, comme pour toute chasse sur terre privée.
Une bonne identification est la première règle. Selon Ducks Unlimited, la grue du Canada a de longues pattes noires, un long cou et un long bec. Son plumage est gris, parfois teinté de roux. Une calotte rouge contraste avec des joues blanches chez tous les oiseaux, sauf les jeunes de l’année.
Deux espèces prêtent à confusion. Selon le Cornell Lab of Ornithology, le Grand Héron a un gros bec jaune, des plumes noires sur la tête et pas de calotte rouge. La Grue blanche est plus grande et entièrement blanche. Les immatures de grue du Canada ont la calotte et la nuque rousses.
| Espèce | Corps | Tête | Bec |
|---|---|---|---|
| Grue du Canada adulte | Gris, parfois teinté de roux | Calotte rouge, joues blanches | Foncé |
| Grue du Canada immature | Plus roux sur le dos et les ailes | Calotte et nuque rousses | Foncé |
| Grand Héron | Gris-bleu | Plumes noires, pas de calotte rouge | Gros, jaune |
| Grue blanche | Entièrement blanc, plus grand | Calotte rouge | Foncé |
Selon le rapport d’ECCC, le ministère invite les chasseurs à apprendre à identifier la grue et à contribuer au suivi. Il élaborera aussi des outils pour la distinguer des espèces non ciblées, comme le Grand Héron, les cygnes et la Grue blanche. Au moindre doute, ne tirez pas.
La saison est volontairement prudente. Selon le rapport d’ECCC, la limite quotidienne est fixée sous ce que la population de l’Est peut soutenir de façon durable. La population devrait continuer de croître, simplement plus lentement que s’il n’y avait pas de chasse.
La biologie de la grue explique cette prudence. L’espèce atteint la maturité tard, forme des couples monogames, pond peu d’œufs et ses petits survivent mal. La stratégie de récolte en tient compte en n’autorisant qu’une très petite récolte.
Le suivi est serré. Toujours selon le rapport d’ECCC, il repose sur des inventaires d’automne et de nidification menés par ECCC, combinés aux données de l’Enquête nationale sur les prises. Vos réponses au questionnaire de prises comptent donc vraiment. À titre de comparaison, la population de grues du milieu du continent atteint environ 1,06 million d’oiseaux, en moyenne de 2023 à 2025, en hausse constante depuis 1982.
Le Québec n’est pas seul à ouvrir la chasse. Selon le rapport d’ECCC, l’Ontario lance aussi sa saison en 2026, avec 1 grue par jour. Elle s’y tient du 1er au 14 septembre dans le district de la baie d’Hudson et de la baie James, et dans certaines zones agricoles des districts nord et central. Les deux provinces partagent la même population de l’Est, d’où l’importance d’un suivi commun et d’une récolte modeste des deux côtés de la frontière.
La nouvelle saison n’a pas fait l’unanimité. Selon le rapport d’ECCC, la plupart des commentaires reçus au Québec s’opposaient à la saison. Des associations de chasse et des chasseurs l’appuyaient, en citant la croissance de la population et les dommages aux cultures.
Les opposants, surtout des organismes naturalistes et de conservation, craignaient que la chasse ne réduise pas vraiment les dommages aux cultures. Ils s’inquiétaient aussi d’une mortalité excessive, en ajoutant la chasse aux autres mesures de contrôle déjà existantes. Certains rappelaient que la population de l’Est avait presque disparu par le passé.
Pour le chasseur, c’est un rappel important. Cette saison est un privilège encore jeune, observé de près. Une chasse propre, avec une identification sûre et des prises bien déclarées, est la meilleure façon de la conserver.
D’autres craintes portaient sur l’effet cumulé avec les saisons déjà ouvertes aux États-Unis, selon le rapport d’ECCC. Des commentaires soulignaient aussi la grande vulnérabilité de la grue à l’influenza aviaire, après une mortalité massive aux États-Unis en 2025. ECCC répond qu’il surveille la propagation du virus et ajustera la gestion au besoin. Il estime aussi que la saison ne devrait pas réduire les occasions d’observer et de photographier la grue.
Les règles générales des oiseaux migrateurs s’appliquent aussi à la grue. Selon l’abrégé d’ECCC, la grenaille non toxique est obligatoire pour tous les oiseaux migrateurs au Québec, sauf la bécasse. Au sud du 60e parallèle, la chasse se fait de ½ heure avant le lever à ½ heure après le coucher du soleil.
Il vous faut aussi un permis de chasse aux oiseaux migrateurs valide, avec le timbre de conservation, selon l’abrégé. Gardez-le sur vous en tout temps, en PDF électronique ou en copie imprimée. Un permis provincial peut aussi être requis, et le garde-chasse peut demander à tout voir sur-le-champ.
Pour le détail des autres espèces et des districts, consultez notre guide du règlement des oiseaux migrateurs 2026. Et si vous chassez l’outarde dans les mêmes champs, lisez notre article sur l’outarde résidente ou migratrice pour adapter votre approche en septembre.
Recall Designs : appeaux de chasse conçus par des chasseurs, fait au Québec.
Les commentaires sont fermés